Séquelles des « traumas légers » récupérées pour 95%… à Montréal !

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punaise  Séquelles des « traumas légers » récupérées pour 95%… à  Montréal ! :: [2240 lectures au 30 sept 2016]

 

95 % des « traumatisés légers » ou « commotions cérébrales » récupèrent de leurs séquelles… à Montréal !

 

Quelques idées retenues lors de plusieurs conférences d’une équipe canadienne (hôpital Mc Gill Montréal) spécialisée dans le TC léger. (Congrès organisé par Handicap Invisible, à Vierzon en février 2013.)

Une petite équipe pour un suivi, dans le cadre d’une équipe plus large et pluridisciplinaire.
Les personnes qui passent à l’hôpital pour une commotion cérébrale, un traumatisme crânien reçoivent un petit fascicule « Petits trucs pour favoriser la récupération suite à un TCC léger »

Lire ou télécharger le fascicule :

favoriser la récupération après TC léger Hopital Mc GILL Québec

Ils seront aussi rappelés au téléphone, après leur sortie des urgences ou de l’hospitalisation, par une assistante de l’équipe médicale pour vérifier l’évolution. Elle fait aussi le lien avec la famille, parfois l’employeur ou les enseignants pour trouver des solutions adaptées à la situation. Elle explique , rassure.
Des questionnaires précis sont remplis qui permettent de bien appréhender la nature : trauma léger, modéré… c’est un détail qui a son importance, les statistiques donnent 90% de récupération pour un TC léger, 80% pour un TC modéré.
Un taux de récupération de 95 % pour les TC léger est un résultat exceptionnel.

Quelques principes généraux simples.

Après le choc traumatique, garder le repos.
Pas de reprise trop rapide qui peut mettre en difficulté ou en échec et peut participer au développement d’états dépressif.

Prise de contact avec la famille.
L’objectif pour l’équipe médicale est de mieux comprendre la situation réelle. Le patient n’est pas conscient de tout, d’une part, et d’autre le vécu des parents, conjoints est un indicateur important. Ils rechercheront des solutions pour éviter l’excès de fatigue et contourner les difficultés rencontrées.
Reprise très progressive des activités avec intégration de périodes de récupération.

Contacts avec les employeurs ou enseignants.
A chaque fois que nécessaire la personne chargée du suivi expliquera la situation de façon à trouver : des horaires adaptés, (par exemple,1 à 2 heures de travail par jour pendant 2 à 3 semaines et augmenter progressivement si ça va bien), des espaces à l’abri du bruit, un lieu de repos…
Le blessé n’est pas seul dans ces démarches. L’intervention d’un membre de l’équipe médicale le crédibilise auprès de sa famille enseignant, employeur… il est pris au sérieux.

Eviter de tomber dans l’épuisement.
Cette recommandation n’est pas simple à mettre en oeuvre, car on ne reconnait pas du premier coup les tâches qui nous épuisent. On constate surtout que l’on est épuisé !

Avoir un minimum d’activité physique quand c’est possible.
Bien sûr sans exagération.

Se créer des espaces plaisir.
Pour sortir de l’effort permanent et du stress que procure la situation, renouer avec le plaisir.

Etre attentif à la gestion de l’énergie.
Il s’agit de repérer « quand je suis bien, et quand c’est difficile de façon à adapter mon emploi du temps et mes activités »

Dans le parcours de suivi, en fonction des besoins, le patient sera amené à passer un scanner, ou après quelques mois à faire un bilan neuropsychologique, ou à démarrer une thérapie cognitive et comportementale si des troubles anxieux (ou cauchemars) persistent ou apparaissent. Il sera également convoqué dans les 6 mois par le médecin au moins une fois, et plus si nécessaire.

Une préoccupation majeure de l’équipe est de ne pas laisser se développer de spirale négative ; Les résultats sont là : 95% des patients diagnostiqués traumatisés crânien léger récupèrent l’intégralité de leurs fonctions.

J’ai posé la question : « et pour les 5 % qui n’ont pas récupéré, que faites-vous ? ».
Il m’a été répondu : « Nous les envoyons vers le secteur psychiatrie ».

Il n’y avait pas à l’époque (2013), de recherches complémentaires type IRM de tenseur de diffusion qui aurait pu éventuellement déceler une origine lésionnelle des troubles !!!

 

Réflexions personnelles

Etant dans ce groupe (des 5 %…), j’aurais trouvé très intéressant de savoir ce que sont devenus ces 5 % de patients qui n’ont pas récupéré.

Ce qui m’apparaît remarquable, c’est la démarche de suivi basée sur une bonne connaissance des problèmes des traumatisés.

Une formule finalement légère et appliquée de façon systématique à tous les patients qui contribue à lever beaucoup de stress, de souffrance et d’écueils:
-l’incompréhension, des familles, enseignants, employeurs…
… et lève le doute habituel sur la réalité de nos problèmes : peut- être pourrions-nous faire un effort, « prendre sur nous-mêmes… ?

…Et aussi une large politique d’information sur les commotions cérébrales (ou TC légers) avec des supports concrets !

 

Un effort particulier est entrepris auprès des fédérations sportives, avec un programme de sensibilisation pour les responsables de club.
Ainsi l’hôpital Mc Gill distribue :

– des fiches cartonnées (21cm/12cm) spécifiques (le titre change, les recommandations sont les mêmes…) pour les sports les plus exposés aux commotions cérébrales.

Voir la fiche relative au sport 

– une fiche commotion cérébrale – carte de l’athlète

Voir la fiche carte de l’athlète

Cette sensibilisation de masse est de nature à faire prendre conscience qu’une commotion cérébrale ce n’est pas anodin, et de diffuser les bons comportements à suivre.

 

Et aussi… LE CENTRE D’INTERVENTION EN COMMOTION CEREBRALE … à Montréal

Un éclairage supplémentaire très intéressant !
avec un apport moins connu en France : la kinésiologie.

définition
signes et symptômes
conséquences
Le syndrome post-commotionnel
gestion de la commotion
les mythes

A voir sur le site du CICC   http://institutcommotions.com/

Merci à Nathalie pour l’info

 

Et encore… une consultation traumatisme crânien léger à Bicêtre à Paris

Depuis avril 2015 reçoit des patients pour un bilan approfondi; Responsable Pr Nozar Aghakhani.
Sur rendez-vous, le lundi et le mercredi à l’hôpital Bicêtre AP-HP (78, rue du Général-Leclerc), bâtiment Lasjaunias, porte 86 au 1er étage. Tél. 01.45.21.74.90. Courriel : email anti-spam

pour en savoir un peu plus :

Traumatisme crânien léger consultation à bicêtre

 

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