l’hyperacousie, vécue et parfaitement décrite

 

l’hyperacousie, l’intolérance au bruit, se rencontre régulièrement chez les victimes de traumatisés crâniens, de Blast, de whiplash (coup du lapin)… C’est une souffrance difficile à vivre et à gérer.

 

Voici un extrait du témoignage de François Calay

 Il explique parfaitement. C’est un soutien possible pour de nombreuses personnes. 

L’hyperacousie est un dysfonctionnement de l’audition, caractérisé par une hypersensibilité de l’ouïe. Il s’agit d’un surdéveloppement des fonctions auditives et/ou de leur interprétation par le cerveau.
C’est une réaction anormale de l’oreille, qui a perdu son appréciation du niveau de volume des sons, et induit le cerveau à interpréter en permanence ce qui lui est transmis comme ayant une intensité quasi maximale.
L’audition des sons courants devient désagréable, voire insupportable et parfois même douloureuse, car les seuils d’inconfort auditif sont proches des seuils d’audition.

Les conséquences, chez moi, sont les suivantes :

– j’entends sans “tendre l’oreille” les sons faibles ou lointains que les autres n’entendent pas

– certains sons ou niveaux sonores, qui ne sont pas perçus par les autres comme forts ou désagréables, sont vécus comme pénibles, voire douloureux

– mon spectre auditif étant différent de ce que la société prévoit , j’ai des difficultés d’échantillonnage des sons, car je suis envahi d’informations : ainsi, par exemple, il m’est difficile de suivre une conversation dans le brouhaha d’un restaurant, où j’entends avec détail les conversations de toutes les tables voisines, la soufflerie de la climatisation, les bruits de verre au bar, la porte d’entrée qui s’ouvre et se ferme, ainsi que la musique de fond

– étant donné que mes dérèglements auditifs me rendent plus sensible à certaines fréquences qu’à d’autres, tous les appareils radio et TV me sont inadaptés, il faut que je filtre la bande passante au moyen d’équaliseurs de sons afin d’entendre ce qui est réellement joué

– je suis incapable d’émettre une opinion objective concernant la sonorité d’un instrument de musique, ou la qualité de la balance des sons d’un enregistrement

– je suis très sensible à la musique, mais ne puis supporter les morceaux utilisant les fréquences les plus sensibles de mon audition, c’est ainsi, qu’entre autres, je ne supporte pas la musique de Mozart tant chérie par nos contemporains

Il me faut donc survivre avec cet énorme handicap : vivre malgré une intolérance généralisée à la majorité des bruits quotidiens, y compris ceux que les gens “normaux” ne remarquent pas ou ne considèrent pas désagréables. Et le monde sonore qui m’entoure m’étant le plus souvent inadapté, celui-ci m’agresse, m’irrite, voire m’angoisse.

Pour accéder F. Calay – hyperacousie

 

Un témoignage précieux aussi pour les traumatisés crâniens

Par ailleurs le site de Francois Calay   regorge d’expériences et de réflexions, qui ne sont pas du domaine du traumatisme crânien… mais les problèmes rencontrés, et de nombreuses solutions, sont tellement similaires !

Ce site mérite un large détour.

(merci à Sylvie pour l’info)

 

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