Un site des plus intéressants avec des documents à la pointe des dernières recherches comme ceux venus du Canada ou du Japon. Je n'ai pas trouvé mieux dans mes recherches lorsque moi même j'ai commencé à chercher sur la toile ce qui pouvait m'aider à comprendre les difficultés que je traversais.Les vidéos et les témoignages sont un utile partage d'expériences et une démarche des plus pédagogiques qui permet de mettre dans le possible ce qui devenait un vide grandissant. En effet dans le quotidien plus on veut avancer dans la compréhension et plus on se heurte à l'incompréhension de l'autre, au regard unique de ce qui ne s'explique pas du fait que les dégâts ne sont pas visibles ou pas encore bien connus de la médecine; alors il peut devenir long et pénible, culpabilisant même le chemin de ce qui ne pourrait, devrait, venir que de la fatalité ou d'un vice antérieur caché de la machine ou bien encore une fragilité personnelle...n'importe quel autre prétexte le plus souvent inventé par manque de connaissances. Cette non reconnaissance du dégât physique et de ses conséquences au quotidien peut conduire à l'isolement , la perte de confiance dans l'autre et en soi même. Ici sur ce site, on voit bien qu'apprendre à se connaître, recenser ce qui est possible et ce qui l'est moins, dire ses difficultés, les comprendre, les expliciter sont autant de pas vers la transparence et donc la réalité. Plus on dit et on prend en compte, plus on peut trouver des solutions au lieu d'être dans les murs d'un tabou cognitif et subjectif qui enfermerait des vies et des potentiels du fait d'une vision à oeillères qui refuserait de voir une autre réalité. Moi aussi j'ai eu droit au racisme du cognitif et du subjectif qui laisse sans médicalisation des douleurs, qui parasite des processus d'indemnisation pourtant justes dans leur essence et nécessaires, qui met en danger le lien au travail, nourrissant une spirale négative comme le ferait une trombe marine qui trouverait sa source dans la contrariété, l'opposition des vents. Car c'est un peu ça, on navigue à contre-courant dans un vent contraire à ce qui serait lorsque l'on veut comprendre et agir et être reconnu dans ses difficultés, qui, parce que le traumatisme n'est pas majeur, car modéré ou léger, seraient niées ou banalisées, les faisant plus sournoises encore. L'image de la pile, le travail de Jean Philippe sont remarquables et exemplaires car il essaye de donner des repères, de noter une réalité, de définir des processus pour s'adapter et ainsi continuer à vivre et dans le vivre ensemble. Il y a intérêt à venir témoigner à son tour et dire et partager car il y a des milliers de gens dans cette situation des conséquences d'un traumatisme cérébral léger ou modéré; personnes qui ignorent parfois les répercussions négatives sur leur vie, incapables de faire le lien, et pouvant se vivre isolées dans leurs démarches lorsqu'elles prennent conscience de leur état. C'est un véritable enjeu de société compte tenu des répercussions de ces traumatismes dans les vies personnelles et professionnelles.
Merci à Jean Philippe pour cette initiative.

